Archives de l’auteur : 18omsjcmag

A propos 18omsjcmag

Site Officiel du Magazine mensuel de l'Office Municipal Sports, Jeunesse et Culture.

FGB is busy as a bee !

Jean, un adhérent FGB de longue date, est un adepte occasionnel de l’ « HAPPY-CULTURE ».
Il possède quelques ruches dans son marais et fait son miel des petits bonheurs de
l’existence.
Il nous a gentiment proposé de partager son
« hobby » en venant nous parler de ses abeilles, lors d’une conférence gratuite, vendredi 6 mai à 18 h à la Maison des Associations.

Chacun sait combien la survie des abeilles est cruciale pour l’environnement.
A commencer par EINSTEIN qui avait déclaré, en son temps, que « si l’abeille disparaissait de la surface du globe, il ne resterait plus que quatre ans à l’homme. Plus d’abeilles, plus de pollinisation, plus de plantes, plus d’animaux, plus d’homme. »

L’abeille, comme chacun sait, est ce petit insecte de type hyménoptère, à corps velu, complètement noir ou marqué de jaune ou d’orangé, et doté d’un aiguillon abdominal chez la femelle, qui butine les fleurs pour en récolter le pollen et le nectar qu’il transforme en miel et qui, selon les espèces, vit en solitaire ou en société durable bien organisée.

Si vous venez assister à la causerie de Jean, vous saurez tout sur ses abeilles mais ici, nous vous proposons quelques expressions idiomatiques anglaises et leurs traductions françaises.
Si vous êtes « as busy as a bee » cela signifie que vous êtes ‘surbooké’ et débordez d’énergie, vous êtes ‘aussi occupé qu’une abeille’.
Si on vous qualifie de « Queen bee » (la reine des abeilles), vous êtes ‘la patronne’.
Si vous avez « a bee in the bonnet », vous avez une idée fixe, une marotte.
Si vous êtes « the bee’s knees » dans un certain domaine, vous êtes un crack, vous êtes génial !
Toutes ces expressions « as sweet as honey », c’est à dire ‘charmantes ‘ (aussi sucrées que du miel’) ne vous ont pas, néanmoins, renseignés sur « the birds and the bees » ! A vous de chercher le sens de cette dernière expression !

Pour conclure nous laisserons la parole au grand SHAKESPEARE qui a déclaré dans ‘Henry V’, acte I, scène 2 : « Ainsi travaillent les abeilles que la nature a voulu offrir à l’homme comme un exemple de l’ordre qui doit régner dans un état populeux ».

Apiculteur

La Fête-Dieu, célébration religieuse majeure en Pologne

Il s’agit d’une fête catholique incontournable en POLOGNE. Cet évènement, 60 jours après Pâques, donne lieu à de
nombreuses processions dans les rues des villes et des villages. C’est un jour férié très suivi où quasiment tout est fermé.

Que fête-t-on ?

La célébration de Boże Ciało (le corps de Christ) commémore avant tout la Cène, le dernier repas que Jésus-Christ prit avec ses apôtres et le miracle de l’Eucharistie où le pain et le vin sont devenus le corps et le sang du Christ. Elle est appelée aussi Fête du Saint-Sacrement.

Un peu d’histoire

La Fête-Dieu fut introduite dès 1246 dans le diocèse de Liège, puis pour toute l’Église catholique en 1264 par le pape Urbain IV et confirmée au concile de Vienne avant d’être introduite pour la première fois par l’évêque Nanker en 1320 dans le diocèse de Cracovie.
Ces processions religieuses, devenues aujourd’hui tradition, sont l’émergence des processions dites d’imploration où on remettait les champs, en les sanctifiant, entre les mains de Dieu.
Depuis les partages de la Pologne au XIIIème et au XIXème siècle, cette fête a joué un rôle fondamental dans l’identité du pays.

Sous l’occupation soviétique, tout membre du parti politique au pouvoir se retrouvait banni s’il avait pris part à ce genre de célébration !

Aujourd’hui, les processions

Pour respecter la tradition, les paroisses essaient de rassembler le plus possible de jeunes filles habillées de blanc pour jeter des pétales de fleurs, jet adressé au Christ, sur le passage de la procession.
Les cortèges ne sont pas formés au hasard et répondent à un ordre immuable et strict :
D’abord les fidèles et représentants des organisations paroissiales, avec les bannières de leurs saints patrons, viennent ensuite les membres du clergé et les représentants des ordres, puis les
corporations et les scouts en tenue. Enfin un orchestre militaire ou une fanfare
précède des archevêques ou des prêtres qui, sous un baldaquin doré, portent le Saint Sacrement

La procession part de l’église et s’arrête obligatoirement quatre fois aux autels prévus pour l’occasion où sont lus les extraits des quatre évangiles. Dans les villages la procession passe par les endroits les plus importants de la paroisse : petits calvaires, chapelles ou croix commémoratives.

Quelques images de la Fête-Dieu …

« Fumer tue »

Mais parfois, ne pas fumer aussi !

Si aujourd’hui, on peut lire sur tous les
paquets de cigarettes : « fumer, tue », il
apparaît naturel pour tout le monde que ne pas fumer est un bien être. Et pourtant il y a quelques années, en Italie, ne pas
fumer pouvait être dangereux et tuer.
Voici toute l’histoire de gens qui ne
voulaient pas fumer.

Nous sommes au début de l’année 1848. Si la France est déjà presque comme
aujourd’hui, l’Italie telle que nous la
connaissons actuellement n’existe pas encore. La péninsule est divisée en différents Etats plus ou moins grands. Les plus importants sont au sud le Royaume des Deux Siciles qui va de la Sicile jusqu’à Naples, au centre les Etats Pontificaux qui coupent la botte en deux, de la Médirerrannée à l’Adriatique et au nord le Royaume de Piémont-Sardaigne. Quant à la Vénétie et la Lombardie, elles sont occupées par l’Empire autrichien. C’est en Lombardie que va commencer cette histoire unique par son originalité.
En effet les Autrichiens exploitent outrageusement la région. Les taxes sont lourdes et de plus en plus nombreuses. La dernière en date concerne le tabac. Fumer devient de plus en plus cher. A Milan, la capitale de la Lombardie, les habitants, excédés,
décident de ne plus fumer.

Le 1er janvier, jour de fête, les familles
milanaises dans leurs plus beaux habits se

promènent dans la ville et se rencontrent pour se souhaiter la bonne année, mais personne ne fume.

Les Autrichiens privés des revenus des taxes de la vente du tabac ne savent pas comment faire pour que les Milanais recommencent à fumer. Ils ont alors l’idée de distribuer des milliers de cigares à leurs soldats et de les envoyer fumer dans toutes les rues de la ville. Et c’est ainsi que ces soldats vont se promener en fumant avec ostentation. Certains auront même deux cigares à la bouche. Un Milanais se sentant provoqué par un de ces soldats qui lui souffle de la fumée à la figure, lui arrache le cigare et le jette par terre. Le soldat veut alors l’arrêter. Mais devant des Milanais accourus pour soutenir leur compatriote, il doit prendre la fuite.
Et c’est l’étincelle qui allume le feu de la révolte. Des barricades s’élèvent dans toute la ville. Une sanglante bataille de rue s’engage. Des soldats, armés d’épées et de baïonnettes chargent la foule. Des coups de feux sont échangés. Une cinquantaine de milanais sont blessés. Six d’entre eux, dont un enfant et un vieillard, sont tués.

Cette grève des fumeurs fut le prémice d’une insurrection qui aura lieu quelques semaines plus tard au mois de mars. Ce soulèvement sera la principale cause de la première guerre d’indépendance italienne qui opposera en particulier le Royaume de Piémont-Sardaigne à l’Empire autrichien.

Quant à moi, comme je ne fume pas, je préfère après un bon repas, avec mon café, manger un petit gianduia.

-Un quoi ?
-Un gianduia !

Vous ne connaissez pas les gianduias ?
Alors c’est une autre histoire que je vous raconterai une prochaine fois…

Guy Mazzesi, Avril 2022

Borsalino

A la fois Superman et Don Juan, il nous a fait rêver dans chacun de ses films. Jean-Paul Belmondo, Bébel, comme nous l’appelions amicalement, nous a quitté le 6 septembre dernier. Avec Alain Delon, l’autre monstre sacré du cinéma français, il a connu un énorme succès en 1970 avec le film Borsalino.

Borsalino est le nom d’un couvre-chef mondialement connu.

C’est à Alessandria dans le Piémont qu’est produit ce chapeau. Après un apprentissage en France, Giuseppe Borsalino achète des machines anglaises et se lance en 1857 dans la production de chapeaux en feutre. Le feutre est produit à partir de poils de lapin ou de lièvre projetés sur une « cloche » de métal aspergée d’eau chaude. Frottée et ébouillantée pour rétrécir et s’épaissir, la calotte est ensuite moulée en différentes tailles. Le feutre est rasé au papier émeri, puis au chalumeau pour lui donner un effet « sauvage ».

Alain Delon dans Borsalino

Le bord est moulé à la main et pour finir on pose un ruban ou une bande de cuir avec Borsalino imprimé en lettres d’or. Cette méthode artisanale est toujours la même aujourd’hui. Sept semaines et 52 étapes sont nécessaires pour la fabrication d’un seul chapeau.

Le borsalino est consacré « Grand Prix » à l’exposition de Paris de 1900. Très vite le succès arrive. Il devient le couvre chef des classes aisées. Les personnages les plus connus de la planète le portent. On peut citer des hommes aussi divers que Pancho Villa et Al Capone, Winston Churchill et Hiro Hito, Maurice Chevalier et Gary Cooper. C’est dans les années 1920 à 1930 qu’il y en a eu le plus. La production atteint un maximum de 2 millions de chapeaux annuels. L’usine emploie jusqu’à 2500 personnes.

Malgré la crise de 1929, ce furent le développement de la voiture dans l’immédiat après guerre, et la révolution culturelle de 1968 avec ses critères d’habillement totalement

relâchés qui ont notablement entamé le déclin du port du chapeau et sa lente baisse des ventes.

Borsalino est devenu un nom commun. Il reste un attribut de la mode masculine et continue toujours d’être porté par des personnages célèbres comme Robert Redford, Warren Beatty ou Luca di Montezemolo. Immortalisé au cinéma par Humphrey Bogart, il est porté par Marcello Mastroianni dans Huit et demi et par Harrison Ford dans Indiana Jones. En France ce sont notamment Jean-Paul Belmondo et Alain Delon qui l’ont popularisé avec le film Borsalino dont l’histoire se déroule dans le milieu de la pègre marseillaise des années 1930.

Mais c’est surtout Michael Jackson qui l’a relancé auprès des jeunes en le portant dans ses clips musicaux Billie Jean et Smooth Criminal. Aujourd’hui il est toujours à la mode avec Johnny Depp, Pete Doherty ou Stromae.

Pączki – beignets polonais

Les pączki sont des beignets très populaires et traditionnels en POLOGNE, fourrés de confiture de pruneaux ou de rose. Les Polonais les mangent principalement lors du Jeudi Gras « Tłusty czwartek ».A l’origine les Pączki, permettaient d’écouler toutes les réserves de matières grasses interdites pendant la période du Carême.

Ingrédients :
600 g de farine
300 ml de lait tiède
4 œufs (3 jaunes+1 œuf entier)
120 g de sucre
1 sachet de sucre vanillé
1 cube de levure de boulanger
Confiture de pruneaux, de roses ou autre
1 petit verre de vodka (facultatif)
Sucre glace

Préparer le levain. Émietter la levure de boulanger dans un bol. Ajouter 2 pincées de sucre et délayer avec un peu de lait tiède. Laisser reposer pour que le mélange double de volume. Dans un grand saladier, verser la farine, le sel, le sucre et le sucre vanillé.

Mélanger et creuser un puits au centre, puis verser les œufs préalablement battus, le beurre fondu, ainsi que le levain. Terminer en incorporant progressivement le lait. Ajouter ensuite un petit verre de vodka pour que les beignets n’absorbent pas l’huile pendant la friture. Pétrir plusieurs minutes jusqu’à l’obtention d’une pâte homogène. Couvrir le saladier d’un torchon légèrement humide. Laisser reposer la pâte pendant 2 heures, elle doit doubler de volume. Disposer la pâte sur le plan de travail fariné. Découper des ronds de pâte (avec un verre par exemple).

Avec une petite cuillère mettre un peu de confiture au milieu, couvrir avec un autre rond, refermer en façonnant les bords pour bien les souder.Laisser reposer les beignets 1 heure à température ambiante.

Faire chauffer l’huile dans une friteuse. Plonger les beignets dans l’huile bien chaude, ils doivent rester en surface. Faire dorer les deux côtés (compter environ 2 minutes par côté).Les égoutter et les disposer sur du papier absorbant.
Enfin les saupoudrer de sucre glace.

Smacznego / Bon appétit

Jonquilles, trèfles et dragons !

Depuis le début de l’année 2022, avec l’assouplissement des mesures sanitaires, FGB avait quelque peu retrouvé son rythme de croisière.
Toutefois, dans le contexte international actuel des plus incertains, tant sur le plan épidémique que, surtout, sur le plan militaire, qui sait si nous pourrons mener tous nos projets à bout ?
Nous vivons de bien « Dark Hours » !

Réjouissons nous, malgré tout, d’avoir pu honorer, en mars, la Saint David galloise du 1er et la Saint Patrick irlandaise du 17 lors de nos Tuesday Chats. Nous avons échangé des recettes galloises pour la Saint David et, pour la saint Patrick, nous avons , nombreux, assisté à la présentation, en anglais, d’Annie, de son voyage en Irlande en 2019. Annie avait axé son exposé sur l’Irlande du Nord, diapositives à l’appui. Nous avons, ainsi, pu visiter le musée du Titanic de Belfast, les « Murals » rappelant hélas les « Troubles » entre les 2 camps en Ulster et arpenter la majestueuse Chaussée des Géants. (« Giants’Causeway »).

Et…. nous avons pu … at last …. fêter dignement la Saint Patrick au pub Le Birdland !

Le 18 mars, Maryvonne nous avait concocté une randonnée pédestre – avec 2 niveaux de difficulté (4 ou 7 km) dans la forêt de St Éloy-de-Gy. Les 11 marcheuses et le marcheur ont pu découvrir un ancien château et des étangs servant de retenues collinaires, par temps idéal.

Nous n’avons, malgré tout, trouvé ni jonquilles, ni trèfles mais le « friendly tea-time » chez notre organisatrice fut fort apprécié de tous.

En avril, ce sera au tour d’Élisabeth de nous faire découvrir de jolis coins de l’Indre voisine, le samedi 23, jour de la Saint George, le saint patron de l’Angleterre (entre autres!).
Notez qu’en anglais ‘George’ s’écrit sans ‘s’, contrairement au français qui réserve cette orthographe aux dames, principalement à « la Bonne Dame de Nohant » !

Voici quelques renseignement sur SAINT GEORGE :
Et oui, aussi bizarre que cela puisse paraître l’Angleterre n’a pas de fête nationale officielle. Encore une occasion manquée pour un jour férié. Mais beaucoup d’Anglais considèrent le 23 avril, Saint George’s Day comme la fête nationale et aimeraient bien l’instituer comme jour férié. Pas sûr que cela arrive de si tôt, mais en attendant, ne vous étonnez pas de croiser des drapeaux rouges et blancs et des manifestations diverses ce jour-là…

Saint George’s Day est fêté dans plusieurs pays, villes et régions en cette même date (Malte, Portugal, Venise, Gênes, la Catalogne), mais commémore en Angleterre, Saint George, le saint patron anglais, et ce, en la date de sa mort.
Selon la légende, il aurait été un soldat de l’armée romaine qui aurait tué un dragon et sauvé une princesse.

Il apparaît plusieurs fois dans les textes et sur divers vitraux de cathédrales. La tradition veut que l’on porte une rose rose, ou que l’on arbore des décorations avec des drapeaux portant la croix de Saint George ou encore que l’on chante son hymne à la messe, mais ces traditions sont peu observées et certains groupes tentent de raviver l’intérêt pour cette journée.

Si les traditions sont quelque peu oubliées, la mairie de Londres organise, chaque année, des festivités en l’honneur de cette journée et notamment un après-midi de concert à Trafalgar Square.
L’ORDRE DE GEORGE est aussi appelé ORDRE DE LA JARRETIERE, le plus ancien et le plus prestigieux des ordres de chevalerie anglais puisqu’il remonte à 1348, fondé par le roi Edward III en pleine Guerre de Cent Ans. Sa devise : «HONI SOIT QUI MAL Y PENSE».

Chochólow

Ce petit village est situé sur la rivière Dunajec, à 17 km au nord-ouest de Zakopane, et à 750 m d’altitude.

Le village est très ancien puisqu’il a été fondé en 1592. C’est un bel exemple de la construction des villages de « Podhale » (nom de la région) et il est extrêmement bien conservé. C’est à partir de l’étude de ces bâtiments que Witkiewicz a créé le « style Zakopane ». Mais la majorité des maisons actuelles ont étés construites au XIXe siècle.

Cette maison appelée la « maison d’un seul sapin » est la plus remarquable du village, sa façade aurait été construite avec un seul sapin.

Chocholów s’est établi autour d’une rue principale. Ses maisons en bois construites de part et d’autre, perpendiculairement à la rue (et non parallèles comme chez nous ce qui est assez original), ont donc « pignon sur rue ».

Elles ont l’air de se refléter comme dans un miroir…
Mais ce qui frappe lorsque l’on arrive à Chocholów c’est l’impression que toutes ces maisons en bois sont récentes et toutes neuves.

Alors pourquoi ces maisons traditionnelles en rondins de bois sont-elles si propres et semblent si neuves ?
Et bien tout simplement parce que les femmes lavent leur maison deux fois par an ! L’aspect neuf est donc dû à une tradition locale qui veut que les femmes lavent leur maison au savon et à l’eau : une fois à Pâques et une fois à la Fête-Dieu (60 jours après Pâques).
Rien que pour le plaisir des yeux, il faut s’arrêter à l’atelier du sculpteur Jan ZIEDER, pour admirer ses nombreuses sculptures religieuses, en bois brut ou peintes…

-France Pologne du 18

Quatres petits centièmes de secondes

Les Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver de Pékin viennent de se terminer. Si les athlètes hommes et femmes de la France et de l’Italie ont tenu brillamment leur place, c’est incontestablement le français Quentin Fillon-Maillet qui a été le héros de ces Jeux. Avec deux médailles d’or et trois d’argent, il est le premier Français a gagner cinq médailles dans les mêmes Jeux d’hiver.

La France et l’Italie, avec leur remarquables stations hivernales, ont eu de grands champions de ski alpin comme Jean-Claude Killy et Alberto Tomba. Mais pour des pays méditerranéens il est plus difficile de s’imposer dans les disciplines typiquement nordiques comme le biathlon ou le ski de fond. Si depuis quelques temps les Français s’imposent dans le biathlon, il y a quelques années les italiens ont, eux aussi, réalisé un exploit dans le ski de fond.

Nous sommes en 1994, aux Jeux Olympiques d’hiver, à Lillehammer en Norvège. La course reine du ski de fond, le relais 4 fois 10 Km va partir. Les favoris sont les Norvégiens. Ils courent chez eux et dans leur équipe il y a Bjørn Dæhlie, le plus grand fondeur de tous les temps.

L’équipe italienne est composée de Maurizio De Zolt, Marco Albarello, Giorgio Vanzetta et Silvio Fauner. Ils espèrent faire un bon résultat. Mais ce sera difficile car il y a aussi les Suédois, les Finlandais, les Russes, sans oublier les Allemands. La médaille d’or est toujours revenue aux coureurs du nord.
Le départ est donné, les premiers relayeurs sont groupés. Après 10 km voici les deuxièmes, puis encore 10 km et arrivent les troisièmes. Pour l’Italie c’est Giorgio Vanzetta.

Il est toujours dans le groupe de tête. Au trentième Km il passe le relais à Silvio Fauner. Devant il y a l’intouchable Norvège avec Bjørn Dæhlie. Silvio Fauner se bat avec les autres coureurs, une place sur le podium, une médaille d’argent ou de bronze, se serait super. Alors il pousse, il pousse et pousse encore. Virage après virage il lâche ses adversaires. Il est maintenant seul. Dans les montées et les descentes, là devant lui, il voit le Norvégien qui est en tête. Alors il pousse, il pousse encore plus.

Le public crie, de tous côtés il y a des drapeaux norvégiens rouges à croix bleue et blanche.
La ligne d’arrivée approche, le public hurle, plus que quelques mètres. Silvio Fauner pousse, pousse toujours plus. Maintenant Bjørn Dæhlie voit à côté de lui Silvio qui pousse, qui pousse.

Soudainement c’est le silence. On n’entend plus que le crissement des skis sur la neige et le souffle des deux coureurs. Silvio passe, Silvio Fauner gagne. Les italiens se précipitent et s’embrassent, ils sont champions olympiques pour 4 petits centièmes de seconde !

Les médailles de Quentin Fillon-Maillet et de Maurizio De Zolt, Marco Albarello, Giorgio Vanzetta et Silvio Fauner sont des grands exploits pour nos skieurs. Et «cerise(s) sur le gâteau» le 17 février dernier, Martin Fourcade, autre grand biathlète français, multiple champion du monde et olympique, est élu par ses pairs du monde entier au Comité International Olympique avec le plus grand nombre de voix et Quentin Fillon-Maillet qui lui aussi pousse et pousse toujours plus remporte la Coupe du monde de biathlon de cette année.